Pierre E. Leclerc
SALLE DESJARDINS
Pierre E. Leclerc est diplômé avec distinction en Arts visuels de l’Université Concordia et de la Maîtrise en Architecture au Massachussetts Institute of Technology (MIT), il a reçu de nombreux prix et bourses, du Conseil des Arts du Canada, du ministère de la Culture et des Communications du Québec, du Canadian Architect, de la Boston Society of Architect, de l’Ordre des Architectes du Québec et du MIT. Il a été artiste en résidence à la Villa Arson à Nice et au Plan K à Bruxelles.
De 1984 à 2000, il a exposé son travail notamment à Paris au centre culturel canadien et à la Jeune sculpture, au Plan K à Bruxelles, au MIT à Cambridge, aux Centres d’art actuels SKOL, CLARK, au Pavillon de design de l’UQAM, a Simon Fraser et au Ontario College of art. Comme conservateur en art et en architecture, il a dirigé la galerie VAV du département d’art visuel de l’Université Concordia, la Galerie du département d’architecture du MIT et a créé avec les artistes Michel Archambault et Louise Delorme le centre de diffusion 200m3, Architecture & Satellites.
De 1993 à 2023, en art public, dans le cadre du programme d’intégration des arts à l’architecture (programme 1%), il a participé à une quarantaine de concours et réalisé une vingtaine d’œuvres notamment, pour le pavillon de design de l’UQAM, le pavillon Lorne Trottier de l’Université McGill, le pavillon des sports de l’UQTR, la fondation Jean-Pierre Perreault et le Centre des Collections muséales de Montréal.
De 1990 à 2023, en architecture et en urbanisme, il a travaillé à Paris pour l'architecte français Jean Nouvel. Il a également dirigé sa propre agence Unité de recherche en architecture (URA), a travaillé pour la firme Daoust Lestage et pour Lemay où il a été directeur de conception et architecte associé. Il a travaillé comme concepteur sur de nombreux projets d’envergure notamment : la Caisse de Dépôt et de Placements du Québec (CDPQ), le quartier International de Montréal, le réaménagement du parc Jean Drapeau, le Complexe des sciences de l’Université de Montréal au campus MIL et le nouveau pavillon d’accueil de l’Oratoire St-Joseph.
DÉMARCHE ARTISTIQUE
Ma démarche s’est développée à la limite des disciplines, entre arts, architecture, design et environnement. Mes œuvres sont avant tout contextuelles. Elles établissent un dialogue étroit, sensible et respectueux, avec le lieu, sa fonction, et ses utilisateurs. Elles travaillent sur la temporalité et sur la signification du milieu qui les inspire et les accueille qu’il soit architectural, urbain ou naturel.
À travers ma démarche, j’ai développé des œuvres qui détournent et réinterprètent les fonctions construites et agissent comme une séquence d’événements plastiques qui enrichissent l’expérience du spectateur-utilisateur. Le geste posé devient significatif et affecte/catalyse la dynamique et la vitalité de son lieu d’insertion. L’aspect chromatique, entre couleurs primaires et secondaires, y est fortement présent; les textures, les transparences et les réflexions y jouent un rôle prépondérant.
Mise en mémoire de la beauté des arbres présente ma démarche récente 2024-2025 inspirée de l’environnement naturel exceptionnel qui m’entoure en Mauricie. Celle-ci a débuté à la suite de l’abattage d’arbres par Hydro-Québec lors de l’élagage des lignes électriques au lac Jackson où je vis dans la région de Saint-Mathieu du Parc. J’ai voulu garder une trace de ces arbres magnifiques et en magnifier l’empreinte.
J’ai poursuivi cette démarche en forêt. Un peu comme le peintre paysagiste qui cherche et exprime la beauté du paysage qu’il découvre, je parcours la forêt à la recherche de spécimens d’arbres dont la texture m’intéresse dans le but d’une mise en mémoire. Entre abstraction et réalisme, mes toiles deviennent le reflet de ces arbres que je dévoile sur fond de pigment naturel. Ceux-ci se déclinent entre couleurs primaires et secondaires et deviennent support à une empreinte qui laisse voir la texture de l’arbre… Ces toiles, conçues en forêt, sont séchées et montées sur des cadres que j’assemble ensuite en atelier selon l’essence et les lieux d’exposition. Ainsi des pins blancs, épinettes noires, cèdres blancs, peupliers faux-trembles nous révèlent leur beauté dans des formats et des lieux renouvelés.